Article sponsorisé. Visuels fournis par LITORRA.
Il y a une frontière tenace entre le décorateur et l'artiste : le premier habille un mur, le second signe une œuvre. LITORRA, marque italienne de surfaces décoratives, a décidé de ne pas la respecter. Sa devise, « De la matière à l'art. De l'art à l'espace », résume un programme en trois temps : une matière formulée en laboratoire, une œuvre réalisée avec cette matière, puis un espace entier composé autour d'elle. Son projet le plus singulier s'appelle l'Open Gallery, et il mérite qu'on s'y arrête.
« The city is our showroom »
Le principe de l'Open Gallery tient en une phrase, empruntée au site de la marque : la ville devient la galerie. Plutôt que d'exposer ses finitions dans un showroom que personne ne visite sans rendez-vous, LITORRA installe des tableaux, des panneaux, des cubes et des installations en matière dans les lieux où l'on vit : restaurants, cafés, hôtels, boutiques. La galerie se déplace de lieu en lieu, pour une durée convenue avec chaque hôte.
Chaque œuvre est reliée par un QR code à sa propre page : le Look qui l'a créée, ses couleurs, et la façon de la recréer. Le visiteur peut alors découvrir la finition, créer son propre tableau, reproduire l'effet sur un mur, demander un applicateur ou composer un espace complet. L'œuvre n'est pas seulement à regarder, elle est un point d'entrée.

Une première collection pensée à partir des Looks
La première collection est annoncée en préparation. La marque en dévoile déjà les pistes, toutes issues de ses Looks existants :
Nacre en mouvement, à partir du Look IRIDE 01 : des reflets qui glissent du bleu au vert puis à l'or à chaque pas, comme la lumière traversant un prisme.
Profondeur bleue, à partir d'ONDALORA : deux tons nacrés qui roulent en vagues lentes sur un fond sombre, « comme la mer à la nuit tombée ».
Réseau craquelé, à partir du Look CRAQUELÉ 01 : un réseau de fines craquelures où une seconde teinte affleure, « la mémoire d'une fresque ancienne ».
On notera la prudence du vocabulaire : ces pistes « ne sont pas encore exposées ». LITORRA a pris l'habitude, sur l'ensemble de son site, de distinguer ce qui existe de ce qui se prépare. Dans un secteur où l'image précède souvent le produit, cette honnêteté est presque une signature.
La matière comme sujet
Ce qui rend la démarche intéressante d'un point de vue artistique, c'est que la matière n'est pas ici un support neutre. Elle est le sujet de l'œuvre. Les finitions LITORRA sont conçues pour vivre avec la lumière : SABELORA, l'effet sable, ne se révèle qu'en lumière rasante ; NACÉLUNE, la nacre lavande, « s'éclaire ou se fond selon l'heure et l'angle du regard » ; STUCCORIA, le stuc poli, superpose des nuances « dans l'esprit des stucs des palais italiens » ; FERRÉLYS sème l'or et l'argent sur un fond de nuit. Un tableau réalisé dans ces matières n'est jamais le même à midi et à dix-neuf heures.
Ce sont, historiquement, les préoccupations du fresquiste et du stucateur, de la Renaissance italienne aux ateliers vénitiens : un métier de la lumière autant que de la couleur. LITORRA, marque italienne, s'inscrit dans cette lignée tout en l'ouvrant à des palettes méditerranéennes plus larges : chaux blanche, ocres des terres, bleus des portes, sable des côtes.

Create : l'œuvre que l'on fait soi-même
L'Open Gallery a un pendant domestique, baptisé Create your own LITORRA. La marque prépare des kits reliés chacun à un Look : un Mini Art Kit pour découvrir la matière et le geste sur un petit format, un Art Kit pour réaliser un tableau décoratif complet « inspiré de l'Open Gallery », un Wall Kit pour passer au mur entier. Chaque kit vient avec son tutoriel, publié Look par Look après validation par le laboratoire de la marque.
Un défi collectif est annoncé sous le nom de Pass the Art : « Create it. Show it. Pass it on. » On crée son œuvre, on la montre, puis on transmet le défi à quelqu'un d'autre. C'est la logique de la chaîne artistique, appliquée à la matière murale. Si le projet tient ses promesses, il pourrait faire de la peinture décorative une pratique amateur au même titre que l'aquarelle ou la céramique.
Le lieu d'accueil, nouvel acteur de l'exposition
Pour un restaurateur, un hôtelier ou un commerçant, accueillir une collection de l'Open Gallery est présenté comme un échange : une décoration renouvelée pour une période définie, une visibilité en tant qu'hôte, et « des œuvres à photographier et partager » avec sa communauté. La procédure se limite à une candidature, une visite pour choisir les emplacements, puis l'installation.
Ce modèle déplace le rôle du lieu. Le café n'est plus un décor, il devient un espace d'exposition à part entière, sans les contraintes d'une galerie : pas de vernissage, pas de vente au sens classique, mais des œuvres que le public peut toucher, ce qui reste interdit presque partout ailleurs. « Voir. Toucher. Créer », dit la marque.

Ce que cela dit du marché de la décoration
La démarche de LITORRA rejoint une tendance plus large : le rapprochement des arts appliqués et des arts plastiques, visible dans le retour des ateliers de fresque, dans la cote croissante des artistes de la matière et dans l'intérêt des architectes pour les surfaces artisanales. En donnant un nom à chaque finition, une page à chaque œuvre et un réseau d'applicateurs certifiés par sa propre Academy, la marque construit une chaîne complète, de la formule au mur signé.
Reste à voir la première collection accrochée. Nous y reviendrons quand les lieux d'accueil seront annoncés. En attendant, les Looks qui la préfigurent sont visibles sur la page Open Gallery de LITORRA, et les kits sur la page Create.


